07
Jan

Peut-on avoir un enfant avec un compagnon séropositif ?

Sida et grossesse

Chaque grossesse est unique et chaque couple l’est aussi.

Choisir d’avoir un enfant alors que son compagnon est séropositif est légitime mais l’association des mots « grossesse » et « séropositivité » est malheureusement encore tabou.

Avoir un enfant avec un partenaire séropositif doit découler d’une mûre réflexion, et d’une parfaite connaissance des risques pour le bébé.

Levons le voile sur ces risques et sur les moyens d’éviter la contamination du fœtus.

Le choix de la méthode pour avoir un enfant avec un compagnon séropositif

Avant chaque méthode possible pour avoir un enfant, le compagnon séropositif devra réaliser des examens : un spermogramme pour déterminer le nombre de spermatozoïdes, rechercher des cellules anormales par exemple et un bilan biologique pour déterminer la charge virale du sperme.

Le choix de la méthode utilisée dépendra ainsi des bilans médicaux, pour limiter le risque de transmission du VIH à l’enfant.

L’insémination

L’insémination est le moyen le plus sûr de ne pas contaminer la mère car on réalise un « lavage » du sperme. C’est dans un AMP (centre d’Aide Médicale à la Procréation) que le sperme pourra être ainsi débarrassé du virus. Il y a très peu de chances que la mère ne soit contaminée étant donné que le sperme est lavé, mais le risque persiste.

La FIV

La Fécondation In Vitro consiste à prélever un ovule de la mère et d’y injecter un spermatozoïde, puis d’implanter l’embryon dans l’utérus de la mère. Le risque que le spermatozoïde sélectionné soit infecté, et donc que l’enfant soit contaminé, est faible.

La conception naturelle

La conception naturelle est la plus risquée. Tout d’abord la transmission du VIH à l’enfant n’est possible que si la mère est elle-même infectée.

Si la femme a eu des rapports sexuels non protégés avant ou pendant la grossesse, le risque persiste pour l’enfant. Si la relation sexuelle a donné lieu à une grossesse et que la mère n’est pas infectée, l’enfant ne l’est pas non plus. Cependant, si la mère est infectée lors du rapport sexuel, il y a 50% de chance que le fœtus le soit aussi.

Choisir d’avoir un enfant avec un compagnon séropositif doit ainsi découler d’une mûre réflexion et d’une connaissance des risques pour le bébé. Dans tous les cas, il est très important de réaliser un suivi médical avant la conception pour déterminer quelle méthode serait la moins risquée.

Plus d’informations : http://sidasciences.inist.fr/?Sida-et-grossesse-devenir-parents

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